La question de l’eau potable au Cameroun présente un tableau contrasté, avec des progrès notables mais d’importantes disparités régionales. Voici une analyse détaillée :
1. Accès à l’eau potable : Chiffres clés (2024)
- Moyenne nationale : 75 % de la population a accès à une source d’eau améliorée (Banque Mondiale).
- Urbain : 90 % (branchements privés, bornes-fontaines).
- Rural : 55 % (puits, forages, sources protégées).
2. Zones bien desservies
- Grandes villes (Douala, Yaoundé, Garoua) :
- Réseaux gérés par Camwater (société nationale).
- Problème : Coupures fréquentes (vétusté des infrastructures).
- Villes secondaires (Bafoussam, Maroua) :
- Projets récents de forage (appui de l’UNICEF et de l’UE).
3. Zones critiques
- Extrême-Nord :
- Seulement 40 % d’accès à l’eau potable.
- Sécheresse + conflits (Boko Haram) détruisent les points d’eau.
- Régions anglophones (Nord-Ouest, Sud-Ouest) :
- Crises socio-politiques perturbent les services.
4. Qualité de l’eau
- Risques majeurs :
- Contamination (choléra, typhoïde) dans les zones rurales (eau non traitée).
- Pesticides dans les nappes (régions agricoles comme l’Ouest).
- Solutions locales :
- Filtres à sable, pastilles de chlore (ONG et ménages).
5. Initiatives récentes
- Programme national « Eau pour tous » : Objectif 100 % d’accès d’ici 2035.
- Partenariats :
- AFD : Réhabilitation des réseaux à Douala (2023).
- UNICEF : Forages dans 300 villages (Nord).
6. Que faire en tant que visiteur ou résident ?
- En ville : Privilégier l’eau en bouteille (éviter les glaçons).
- En brousse : Utiliser des filtres ou faire bouillir l’eau.
Le saviez-vous ?
Le Cameroun dispose de 5 % des réserves d’eau douce d’Afrique, mais peine à les exploiter équitablement.
En résumé :
- ✅ Oui, le Cameroun a de l’eau potable, surtout en ville.
- ❌ Non, l’accès n’est ni universel ni égalitaire.
