Qui est la femme la plus riche du Maroc ?


Femmes d’affaires marocaines les plus influentes

Les femmes d’affaires les plus puissantes du Maroc

Identifier la femme la plus riche du Maroc représente un défi, car les classements spécifiques et les données précises sur la fortune personnelle des femmes d’affaires marocaines ne sont pas rendus publics. Les informations disponibles se concentrent principalement sur leur influence, leur pouvoir économique et la performance des entreprises qu’elles dirigent. Les classements internationaux, comme celui établi par Forbes Middle East, répertorient annuellement les femmes d’affaires les plus puissantes de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), offrant ainsi un aperçu de l’élite économique féminine marocaine. Ce rapport se base sur ces données vérifiées pour présenter les femmes marocaines les plus influentes dans le monde des affaires.

Le classement Forbes des femmes d’affaires influentes

Le magazine Forbes Middle East publie chaque année un classement des 100 femmes d’affaires les plus influentes de la région MENA. Les candidates sont évaluées sur des critères stricts incluant l’impact sur leur secteur, la taille et les performances des entreprises qu’elles dirigent, ainsi que leurs années d’expérience. La présence marocaine dans ce classement est régulière et notable.

Exemples de critères d’évaluation Forbes
  • L’impact de la dirigeante sur la région et les marchés qu’elle dessert.
  • Les réalisations et les performances au cours de l’année écoulée.
  • La taille de l’entreprise en termes de revenus, d’actifs et de nombre d’employés.
  • Le nombre et l’étendue des initiatives de durabilité et de RSE.
  • Le nombre d’années d’expérience dans le secteur et la durée dans le poste actuel.
  • La désignation et la capitalisation boursière pour les entreprises cotées.

Les figures marocaines du classement Forbes 2025

L’édition 2025 du classement Forbes a distingué trois femmes marocaines dans son top 40, démontrant leur leadership continu. Ces dirigeantes pilotent des groupes majeurs dans des secteurs variés, contribuant significativement à l’économie nationale.

Exemples de femmes leaders en 2025
NomPosition en 2025Fonction et GroupePerformance notable
Miriem Bensalah Chaqroun21èmeVice-présidente du groupe Holmarcom et PDG des Eaux minérales d’OulmèsRéalisation d’un chiffre d’affaires de 230 millions de dollars sur les neuf premiers mois de 2024.
Salwa Idrissi Akhannouch23èmeFondatrice et PDG d’Aksal GroupOpère dans le commerce de détail, l’immobilier, le numérique, le luxe et les cosmétiques.
Lamia Tazi33èmePDG du groupe pharmaceutique SothemaChiffre d’affaires de 203,7 millions de dollars sur neuf mois en 2024 et ouverture d’un nouveau centre de stockage de 20 millions de dollars.

Le parcours et l’impact des leaders historiques

Certaines de ces femmes sont des figures de proue de l’économie marocaine depuis de nombreuses années, cumulant les succès et les responsabilités. Leur parcours illustre un engagement profond et une capacité à diriger de vastes empires industriels et commerciaux.

Exemples de parcours et réalisations durables
  • Miriem Bensalah Chaqroun a rejoint l’entreprise familiale, le groupe Holmarcom, en 1989. Le groupe emploie actuellement plus de 6 400 salariés.
  • Salwa Idrissi Akhannouch a fondé son holding, AKSAL, en 2004, sur la base d’une histoire qui a débuté en 1994. Son groupe est le premier distributeur de produits haut de gamme du Royaume.
  • Lamia Tazi a rejoint Sothema en 1997 et a assumé le rôle de PDG en 2019, supervisant environ 1 000 personnes et une production de 60 millions de produits pharmaceutiques par an.
  • Miriem Bensalah Chaqroun est membre de l’Alliance mondiale des investisseurs pour le développement durable et siège dans plusieurs conseils d’administration nationaux et internationaux.
  • Salwa Idrissi Akhannouch a lancé le Morocco Mall, un centre commercial de 10 hectares, et a créé sa marque de cosmétiques Yan&One en 2017.
  • Le groupe de Lamia Tazi, Sothema, détient environ 9% des parts du marché pharmaceutique marocain et possède six unités de production.

La présence marocaine dans les éditions précédentes de Forbes

La reconnaissance des femmes d’affaires marocaines par Forbes est une constante. Les éditions antérieures du classement, comme celles de 2024 et 2023, montrent une présence stable, voire croissante, de plusieurs Marocaines, confirmant leur influence régionale.

Exemples de classements dans les éditions antérieures
NomPosition en 2024Position en 2023Fonction
Miriem Bensalah Chaqroun16ème19èmePrésidente exécutive d’Oulmès (Holmarcom)
Salwa Idrissi Akhannouch17ème17èmePDG d’Aksal Group
Nezha Hayat25èmeNon classéePrésidente de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC)
Lamia Tazi52ème65èmePDG de Sothema
Rita Maria ZniberNon classée33èmePDG de Diana Holding
Saïda Karim LamraniNon classée80èmeVice-présidente exécutive de Holdings Safari-Sofipar

Diversité des secteurs économiques représentés

La force des femmes d’affaires marocaines réside également dans la diversité des secteurs économiques dans lesquels elles exercent leur leadership. Elles ne sont pas cantonnées à un seul domaine mais opèrent dans des industries variées et stratégiques pour le pays.

Exemples de secteurs et d’entreprises leaders
  • Commerce de détail et distribution : Salwa Idrissi Akhannouch avec Aksal Group, représentant des marques comme Zara, Gucci, et Banana Republic.
  • Industrie des boissons : Miriem Bensalah Chaqroun à la tête des Eaux Minérales d’Oulmès.
  • Industrie pharmaceutique : Lamia Tazi, PDG de Sothema, un des leaders du secteur au Maroc.
  • Finance et régulation : Nezha Hayat, présidente de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC).
  • Agro-industrie et diversification : Rita Maria Zniber, PDG de Diana Holding, active dans les boissons, l’agriculture, l’oléiculture et la volaille.
  • Automobile et services : Saïda Karim Lamrani, vice-présidente de Holdings Safari-Sofipar, détenant des marques comme Jaguar, Land Rover et BMW.

Contribution à l’économie et à la société

Au-delà de la performance financière, ces dirigeantes s’engagent significativement dans des actions de responsabilité sociale des entreprises (RSE), de formation et de soutien à l’innovation, ayant un impact durable sur la société marocaine.

Exemples d’engagements socio-économiques
  • Salwa Idrissi Akhannouch a créé l’Académie AKSAL pour les carrières dans le commerce de détail et l’Initiative sociale AKSAL pour soutenir des projets sociaux, culturels, éducatifs et de santé.
  • Miriem Bensalah Chaqroun est membre de l’Alliance mondiale des investisseurs pour le développement durable.
  • Rita Maria Zniber a signé un accord d’investissement de 12,1 millions de dollars pour une filiale dans le secteur des jus et a soutenu l’innovation en partenariat avec l’Université polytechnique Mohammed VI.
  • Lamia Tazi est présidente de la Fondation Omar Tazi, montrant un engagement dans les œuvres sociales.
  • Nezha Hayat a créé et préside le Club des femmes administrateurs d’entreprises au Maroc, militant pour la participation féminive aux instances économiques.
  • Le groupe de Saïda Karim Lamrani emploie 3 600 personnes, contribuant significativement à l’emploi dans le secteur des services et de l’automobile.

Conclusion

En l’état actuel des informations accessibles, il n’est pas possible de désigner de manière definitive une « femme la plus riche du Maroc ». Les données disponibles, notamment via les classements Forbes, mettent plutôt en lumière un groupe de femmes d’affaires extrêmement puissantes et influentes. Des personnalités comme Miriem Bensalah Chaqroun, Salwa Idrissi Akhannouch et Lamia Tazi se distinguent régulièrement par le leadership qu’elles exercent sur de grands groupes industriels et commerciaux marocains performants. Leur richesse réelle, souvent liée à la valeur des entreprises familiales ou qu’elles dirigent, n’est pas divulguée. Par conséquent, la mesure de leur puissance est davantage appréciée à travers leur influence économique, la taille des entreprises qu’elles dirigent, leur chiffre d’affaires et leur impact sur la société marocaine, plutôt que par une estimation publique et précise de leur fortune personnelle.

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