Le village le plus pauvre du Sénégal n’est pas officiellement désigné, car la pauvreté varie selon les critères et les méthodologies utilisées pour l’évaluer. Cependant, certaines régions et communes se distinguent par des taux de pauvreté particulièrement élevés.
Taux de pauvreté élevés par région
- Kolda : Cette région est la plus pauvre du Sénégal, avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %. Parmi ses communes, Guiro Yero Bocar, Médina El Hadji, Dialambéré, Badion et Salikéegné affichent des taux de pauvreté supérieurs à 80 %, représentant à elles seules plus de 49 500 pauvres sur les 505 000 de la région .
- Sédhiou : Avec un taux de pauvreté de 70,6 %, cette région abrite environ 5,1 % des pauvres du pays. Sept de ses 43 communes ont des taux de pauvreté supérieurs à 90 %, comptant près de 70 000 pauvres .
- Kédougou : Cette région présente un taux de pauvreté multidimensionnelle de 82,1 %, le plus élevé du pays .
Exemples de villages particulièrement pauvres
- Agnam Lidoubé : Situé dans la vallée du fleuve Sénégal, ce village souffre de la sécheresse et de l’exode rural. L’agriculture, l’élevage et la pêche, qui constituaient ses principales activités économiques, sont désormais insuffisants pour assurer la subsistance des habitants .
- Bagaya : Ce village fait face à des infrastructures dégradées, des coupures d’électricité fréquentes, un accès limité à l’eau potable et des conditions sanitaires précaires. La remontée de la langue salée affecte l’approvisionnement en eau douce, obligeant les habitants à parcourir de longues distances pour s’approvisionner .
- Aly Oury : Situé dans la commune de Nguédjilone, ce village manque d’infrastructures de santé adéquates. Les accouchements présentent des risques élevés en raison de l’absence de maternité, et les maladies comme le paludisme et les maladies diarrhéiques sont courantes en raison de l’inaccessibilité à l’eau potable .
Pauvreté multidimensionnelle
Au-delà de la pauvreté monétaire, la pauvreté multidimensionnelle au Sénégal touche plus de 70 % de la population, affectant l’accès à l’éducation, à la santé, à l’eau potable, à l’assainissement et à l’électricité. Les zones rurales, en particulier, sont les plus touchées par ces privations .
Conclusion
Il est difficile de désigner un seul village comme étant le plus pauvre du Sénégal, car la pauvreté est un phénomène complexe et multidimensionnel. Cependant, des régions comme Kolda, Sédhiou et Kédougou, ainsi que des villages tels qu’Agnam Lidoubé, Bagaya et Aly Oury, illustrent les défis auxquels sont confrontées de nombreuses communautés sénégalaises.
