Qui sont les mannequins burkinabè qui percent à l’international ?

Les Ambassadrices de la Mode Burkinabè sur la Scène Internationale

Le Burkina Faso, terre de talents et de créativité, voit régulièrement éclore des mannequins d’exception qui parviennent à s’imposer bien au-delà des frontières africaines. Ces femmes, alliant stature impressionnante, charisme remarquable et professionnalisme incontesté, font rayonner l’élégance et la culture burkinabè sur les podiums du monde entier. Voici un panorama des figures emblématiques qui percent à l’international.

Les Icônes Établies et Récompensées

Certaines mannequins ont bâti une carrière solide, ponctuée de reconnaissances officielles et d’une expérience avérée sur de nombreuses scènes internationales.

Exemples notables :
  • Aïda Illo : Considérée comme une référence incontestée, elle a défilé dans de nombreux pays comme la Chine, Taïwan, la Guinée Équatoriale et plusieurs nations africaines. Elle a remporté le prix du Meilleur Mannequin aux Personnalités Culturelles de l’Année (PCA) en 2016.
  • Georgie Badiel : Un nom établi sur la scène internationale, notamment aux États-Unis. Ancienne Miss Burkina (2003) et Miss Africa (2004), elle a su construire une carrière durable outre-Atlantique.
  • Mariam Thiam (Mathi) : Top model internationale, égérie du célèbre couturier Sébastien Bazemo et lauréate du concours top model du Festival International de la Mode Africaine (FIMA) organisé par Alphadi.
  • Awa Koné : Elle a remporté un concours de top models lors du Festival International de la Mode Africaine (FIMA), hissant le nom du Burkina Faso sur la première marche face à des concurrentes de plus de 18 pays.
  • Oumou Gold Kaidara Compaoré : Ancienne mannequin distinguée comme « Mannequin de l’Année » aux PCA 2017, elle dirige désormais l’agence MEA et a défilé en Algérie pour Miss Diamond of the World.
  • Diane Bassolet : Mannequin de l’agence MEA, nominée à deux reprises pour le prix du Mannequin de l’année aux PCA, elle a défilé au Ghana, au Bénin et au Niger.

Une Présence sur les Podiums du Monde Entier

La preuve de leur percée internationale réside dans la diversité et le prestige des défilés et événements auxquels ces mannequins participent régulièrement.

Plateformes internationales fréquentées :
Nom du MannequinÉvénements Internationaux
Aïda IlloMiss Tourism World (Chine), Fashion For Peace (Taïwan, Hong Kong), Cameroon Fashion Week, Bamako Fashion Week, défilés en Chine, à Taïwan, à Djibouti, etc.
Georgie BadielÉvolue principalement sur la scène américaine.
Mariam ThiamFestival International de la Mode Africaine (FIMA), nombreux shows dans la sous-région.
Diane BassoletAshu’A Fashion (Ghana), FESMMA (Bénin), Niamey Fashion Week (Niger).
Anni AnniFashion Week Runway, Unique Blend Models Fashion Week, TMA Fashion Night à Maryland (États-Unis).
Awa KonéFestival International de la Mode Africaine (FIMA), défilés en France et en Afrique du Sud.

La Diversité des Carrières et des Casquettes

Ces mannequins ne se limitent pas aux podiums. Elles se réinventent et utilisent leur notoriété pour développer d’autres activités, souvent dans le domaine de la mode ou de l’humanitaire.

Reconversion et engagements multiples :
  • Georgie Badiel : S’est lancée dans l’humanitaire en créant la « Georgie Badiel Foundation » pour l’accès à l’eau potable et est co-auteure d’un livre pour enfants, « The Water Princess ».
  • Mariam Thiam : Directrice d’agence, Présidente de l’Association des chefs agences de mannequins et promoteurs de mode du Burkina Faso, et projette d’ouvrir une école de mannequinat.
  • Oumou Gold Kaidara Compaoré : A fondé et dirige l’agence de mannequinat Models and Events Agency (MEA).
  • Aïda Illo : S’est diversifiée en tant que chroniqueuse à la télévision BF1 et comme actrice principale dans le film « LALA », primé au FESPACO.
  • Tina Ouedraogo : Ancienne mannequin professionnelle, elle est aujourd’hui hôtesse de l’air et cheffe d’entreprise avec sa structure de confection « TINA’O ».
  • Clara Lawson : Patronne d’une agence de mannequinat qui forme de futurs professionnels et défend leurs intérêts.

Les Défis et Préjugés surmontés

La route vers la reconnaissance internationale est semée d’embûches. Ces mannequins doivent faire face à des préjugés tenaces et à des conditions économiques difficiles dans leur pays d’origine.

Obstacles rencontrés :
  • Préjugés sociaux : Le métier est souvent associé, à tort, à la prostitution, ce que dénoncent avec force des mannequins et responsables d’agences comme Clara Lawson et Awa Koné.
  • Rémunération insuffisante : Au Burkina Faso, il est difficile de vivre du mannequinat, comme le constatent Diane Bassolet et Mariam Thiam, qui milite pour un cachet minimum.
  • Concurrence et pratiques douteuses : Certaines mannequins rapportent des cas de chantage sexuel ou de favoritisme pour obtenir des contrats.
  • Nécessité de diversification : La plupart des mannequins burkinabè ont une autre activité professionnelle ou forment d’autres mannequins pour assurer leur subsistance.
  • Défis logistiques : Se produire à l’étranger requiert un important soutien logistique et financier, souvent assumé par les mannequins et leurs agences sans aide extérieure.
  • Rester fidèle à ses valeurs : Des mannequins comme Anni Anni affirment refuser les « propositions indécentes » et s’en tenir à leur éducation et leurs principes.

Atouts Physiques et Profils Recherchés

Le succès international de ces mannequins repose sur des caractéristiques physiques distinctives qui répondent aux critères des podiums internationaux.

Caractéristiques physiques des mannequins :
MannequinTailleAutres Atouts
Mariam Thiam1,84 mSilhouette fine (57 kg)
Aïda Illo1,83 mPrestance naturelle et démarche assurée
Diane Bassolet1,80 mPhysique naturellement dressé et hanches arrondies
Anni AnniNon préciséeBeauté faciale, charisme et grande personnalité

Réalités du Métier et Conseils pour la Nouvelle Génération

Derrière la gloire apparente se cache une réalité exigeante. Le parcours pour percer à l’international demande une préparation rigoureuse et des qualités humaines hors pair.

Conditions de réussite et réalités du métier :
  • Formation et bagage intellectuel : Les agences sérieuses, comme celle de Clara Lawson, forment leurs mannequins au savoir-être, à l’anglais et à l’esthétique, en plus des techniques de postures.
  • Importance des études : Beaucoup de mannequins, comme Awa Koné (étudiante en marketing) ou Diane Bassolet (titulaire d’une maîtrise en droit), poursuivent ou ont poursuivi des études supérieures.
  • Hygiène de vie : Une grande résistance physique et nerveuse, ainsi qu’une hygiène de vie rigoureuse sont indispensables.
  • Réseau et opportunités : Le rôle des agences et des contacts, comme l’amitié entre Diane Bassolet et Mariam Thiam, est souvent crucial pour faire ses premiers pas.
  • Patriotisme et représentation : Ces mannequins sont conscients d’être des « porte-étendards » du Burkina Faso et en font une motivation principale.
  • Passion avant tout : Face aux difficultés, la passion pour la mode et le métier reste le principal moteur de leur persévérance.

Conclusion

Les mannequins burkinabè qui percent à l’international, telles qu’Aïda Illo, Georgie Badiel, Mariam Thiam et bien d’autres, ne sont pas seulement reconnues pour leur beauté et leur stature. Ce sont des professionnelles accomplies, résilientes et polyvalentes qui doivent constamment naviguer entre leur passion, les réalités économiques difficiles du métier dans leur pays et la nécessité de s’imposer sur des scènes très compétitives. Leur succès, acquis grâce à un travail acharné, une forte personnalité et souvent une solide formation, ouvre la voie et inspire une nouvelle génération d’aspirants au mannequinat au Burkina Faso. Elles sont la preuve vivante que le talent burkinabè a sa place sous les projecteurs du monde entier.

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